L'apport des diverses disciplines

Sociologie & ethnologie

Dans les sociétés humaines.                                                

L’homme n’est pas seulement un animal qui veut assurer sa descendance ; c’est un animal parlant et social. Il a donc créé des structures sociales qui prennent le relais et dépassent sa réalité biologique.

La structure des sociétés se représente à partir de deux axes :

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  • L’axe de la génération (généalogique). Elle relie un individu à ses ascendants et ses descendants, ces liens étant à entendre non du point de vue biologique (inconnu dans beaucoup de cultures) mais de ce qui est déclaré par la société.
  • L’axe de l’alliance ; entre un homme et une femme, et plus, entre deux lignées.

Ils ne se mélangent pas ; c’est ce qui se manifeste par l’interdit de l’inceste. Diverses interprétations sont données de cet interdit. Celles des anthropologues, notamment de Claude Levi-Strauss est l’obligation de mélange, autrement dit pour l’homme d’aller chercher des femmes en dehors de son clan pour nouer des alliances.

L’ordre généalogique

Il représente la manière dont le corps social va se représenter, et donc organiser le séquencement des générations. Il règle les relations d’autorité d’une génération sur l’autre, qui interviennent dans l’éducation, ainsi que la transmission des biens et des valeurs. Il inscrit chacun à sa place selon une loi que l’individu n’a en principe pas à discuter.

La transmission générationnelle se pose différemment pour les hommes et les femmes. La question de la mère ne se pose pas, sauf très récemment : il s’agit de celle qui a porté l’enfant, et donc (sauf dans le cas très récent de transfert d’embryon) qui lui a fourni la moitié de son code génétique nucléaire (plus le code mitochondrial). L’accouchement rend facile cette identification, encore qu’il y ait toujours eu des tricheries, ce qui fait que l’enfant, lui, est bien obligé de faire confiance à la parole des adultes pour savoir qui est vraiment sa mère. La mère est certaine, nous dit-on, mais l’enfant, premier témoin de l’accouchement n’a pas les moyens de s’en souvenir ; il faut que des adultes soient présents au moment même de sa naissance pour assurer qu’il est bien l’enfant de sa mère. C’est pour cela que, sous l’ancien régime, les reines accouchaient devant un public nombreux : il ne s’agissait pas que l’on remplace l’enfant – surtout le premier garçon – par un autre.